[i564]                                           DE LA VILLE DE PARIS.                                               367
DXLVI. — [Visitation de Basteau au port des Celestins. Vente de vin.]
16 février i5G4. (H 1785, fol. ig4r°.)
Du xvi0 Febvrier v° Ixm.
Au jour d'huy, après que Jehan Badinier, mar­chant de bois, demourant à Joigny, a rapporté et af­fermé que son basteau par luy arrivé et garré au port des Cellestins, port non ordinaire, estre blessé et.en peril eminent, ce qu'il ne s'est trouvé veri­table par la visitation qui en a esté par aucuns de Messieurs les Eschevins faicte, a esté condemné en im livres parisis d'amende, sur laquelle seront prins les fraiz des sergens et le quint, taxez lesd, fraiz à vingt-quatre solz parisis, et dcppuis a esté lad. ad-
mende remise à cinquante ung solz tournois, à la charge de paier lesd, fraiz.
Entre André, procureur de Claude Dulot, juré vendeur de vins, demandeur, et m1 Nicolas Michel, advocat en Parlement, defendeur, present en per­sonne, parties oies en personnes sur leur différend, ordonnons que le vin dont est question, qui se peult dépérir, sera vendu au plus offrant et dernier encheris­seur, et les deniers provenans de lad. vente mis en jus­tice à la conservation du droict de qui il apartiendra, jusques ad ce que autrement en ayt esté ordonné.
DXLVII. — [Deffences à ung gaigne-denieh de se trouver sur les portz.]
17 février i564. (H 1785, fol. 195 v°.)
Du jeudi, xvii0 jour de Febvrier oud. an.
Ced. jour, a esté admené et pour ce faire actainct de sa prison Anthoine Dorival, gaigne-denier fré­quentant le port Sainct-Germain, lequel, interrogué si, le jour d'hier, il demanda et print d'un bourgeois de ceste Ville deux solz tournois pour charger une
voye de boys, a dict que non, et ne demanda au­cune chose, et deppuis a confessé avoir receu dix-huict deniers tournois pour lad. voye, suppliant que l'on luy pardonnast. A esté ordonné que led. Dori­val sera eslargy et mis hors desd, prisons, et def­fences à luy de soy plus trouver sur les portz, sui­vant l'arrest de la Court, sur peine du fouet.
DXLVIII. — [Deffences X tous bourgeois de prester leurs noms X aultruï
pour faire passer vins.] ---- [taxe pour les fortifications.]
[Ordonnance deffendant aux gaigne-deniers de charger le bois sur les portz.]
18 février 1564. (H i785, fol. 1 g5 v°.)
Du vendredi, xviii0 Febvrier v° km.
Au jour d'huy, est comparu au Bureau de la ville de Paris Pierre Le Goix, marchant de vins, bour­geois de Paris, lequel, après serment par luy faict, interrogué s'il a pas faict cy devant passer par ceste Ville aucuns vins pour mener à Rouen soubz le nom d'aultruy, a dict qu'il a faict passer en son nom trois cens tant de pieces de vin"apartenant à Charles dc Tasche, marchant hostellier, demourant à Auxerre, son serviteur, et à luy, assavoir, cent muis de vin à luy apartenant, et le surplus aud. Tasche qui luy debvoit grande somme de deniers, lesquelz luy debvoient estre paiez par led. Tasche après lesd, vins venduz à Rouen, et lesquelz deux cens muis de
vin led. Tasche a empruntez au païs d'Auxerre pour satisfaire à ceste debte. Interrogué s'il scet pas bien que ceulx de Bourgongne ne peuvent passer vins au dessoubz des pontz, a dict qu'il ne l'a encores en­tendu, et ne faict grand traflîcque de vin en Nor­mandye, où y a plus de quinze ans qu'il n'y en avoit envoyé, ce qu'il n'eust encores faict, n'eust esté pour se paier. Nous, oy sur ce le Procureur du Roy et de lad. Ville, condemnons led. Le Goix à paier la hanse et compaignye françoise desd, vins, et neant­moings, pour la faultepar luy faicte d'avoir faict ainsy passer lesd, vins en son nom, le condemnons en vingt livres parisis, applicable moictié au Roy et lad. Ville, et l'aultre moictié aux pauvres; et deffences à